Le pouvoir hypothèque l’Algérie par la planche à billets

Il était devenu évident, depuis quelques temps déjà, que face à la crise économique et financière qui se durcit, l’Etat n’ayant plus les moyens de financer l’économie et d’assurer les importations, le pouvoir aux abois allait faire fonctionner la planche à billet. Le « Quantitative Easing » (ou assouplissement quantitatif autrement dit « politique monétaire non-conventionnelle) que le pouvoir va mettre en œuvre consiste à créer autant de billets de banque qu’il veut.

Cette décision prise ce matin en « Conseil des ministres » me rappelle l’histoire de cet homme qui ouvre un compte dans une banque et qui dépense à tire-larigot au moyen des chèques dont il dispose. Lorsque son banquier l’appelle pour l’informer que non seulement il n’a plus d’argent mais qu’il a un énorme découvert, l’homme lui répond tranquillement qu’il passerait à la banque pour lui faire un chèque.

Elle me rappelle aussi l’histoire de la planche à billets de John Law à laquelle Pierre Jovanovic a consacré l’année dernière un beau livre que nos gouvernants n’ont pas lu sinon ils ne se seraient pas engagés sur la route dangereuse de la planche à billets, laquelle, dit Jovanovic, « a ruiné la France au milieu du XVIIIème siècle et continue à ruiner le monde aujourd’hui. »

Le recours à la planche à billets, à ce « financement non conventionnel » dont parle le gouvernement, ne peut que provoquer la faillite de notre pays trop fragile pour protéger le dinar devenu une monnaie de singe. Le quantitative easing ne soutiendra pas, contrairement à ce qu’on entend, l’économie et les entreprises pour doper la croissance.

Le pouvoir fait courir de grands risques à notre pays par cette politique aventureuse que le peuple algérien qui n’a aucune confiance dans le gouvernement va payer très très cher.

1 réflexion au sujet de “Le pouvoir hypothèque l’Algérie par la planche à billets”

  1. A reblogué ceci sur Le blog de Brahim Younessiet a ajouté:

    Face à la polémique, voire les accusations de Mohamed Loukal, un ancien camarade qui me déçoit, contre de simples conseillers économiques du gouvernement Sellal et Ouyahia, membres de la Task force, je reglog cet article qui date du mois du 6 septembre 2017.

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s