L’état-major de l’ANP confisque la souveraineté populaire

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Dans sa déclaration d’aujourd’hui à Béchar, le chef d’état-major de l’armée refuse d’accéder aux revendications du peuple qui veut fonder une nouvelle République légitimée par une nouvelle Constitution.

Au moment où le peuple algérien se rassemble autour de valeurs communes que les organisations de la société civile réunies hier ont réaffirmées, Gaïd-Salah et son entourage multiplient les difficultés et les obstacles, prenant le risque, par son jusqu’au-boutisme, d’un conflit irréductible.

Il n’y a pas « deux légitimités » qui s’affrontent ; il y a un régime illégitime qui a survécu par la seule force des armes, et un régime naissant que le peuple, lequel détient le pouvoir constituant, veut bâtir par l’élaboration d’une nouvelle Constitution qui fixera les nouvelles normes juridiques de l’Algérie. Construire un ordre juridique légitime et durable, exige que le pouvoir constituant donne au pays de nouvelles règles constitutionnelles « suivant lesquelles s’établit, s’exerce et se transmet le pouvoir. » (Marcel Prélot)

Gaïd-Salah n’est pas dans une conception démocratique du pouvoir, mais dans une optique décisionniste de la souveraineté. Ce qui est contraire à la démocratie.

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